Damien 24 ans, étudiant en Master 1 Droit pénal et Sciences criminelles à Aix en Provence, envisage de poursuivre en Master 2 : Droit pénal des affaires, dans l’optique de devenir magistrat ou avocat.


En primaire j’avais des problèmes familiaux. Je fuguais, j’étais violent et agressif. J’ai été suivi par un éducateur spécialisé et placé en famille d’accueil. De la 6ème à la 4ème j’ai reproduit les mêmes comportements : violence, insolence, mise en danger de ma propre personne. En 4ème, lors d’un cours de français, j’ai insulté ma professeure. Le principal a décidé d’ouvrir un conseil de discipline en vue d’une mesure d’exclusion définitive.


Ce moment a été un réel électrochoc pour moi. Je me suis rendu compte du mal que je pouvais faire à mes proches, mon entourage et à moi-même. Pendant 4 mois je n’ai plus été scolarisé. Mon éducateur et l’équipe de l’espace jeune de mon village m’ont alerté sur les conséquences si je ne changeais pas. J’ai été transféré dans un autre collège et j’ai complètement changé de comportement jusqu’à la fin du lycée. Je voulais absolument étudier le droit. J’étais en licence à Paris et j’ai été sélectionné en Master 1 à Aix qui est la référence en matière de sciences pénale et criminelle. L’assistante sociale du Crous de la fac m’a informé de l’existence de l’ADEPAPE.


Aujourd’hui, je suis heureux de trouver un lien sur Marseille, je bénéficie de l’accompagnement étudiant de l’ADEPAPE 13 et je participe activement aux activités proposées.


Le mot de Damien :

Tout le monde a sa propre histoire mais de façon globale ce que je peux dire c’est que la vie est assez dure sans que l’on se mette en plus des bâtons dans les roues. Quand on est jeune et que l’on a un comportement autodestructeur on n’en voit pas les conséquences ou les répercussions. Je pense qu’avec la volonté on peut tout faire. Toutes vos actions vous affectent, alors c’est à vous de changer ça. Il faut avoir la volonté de se battre pour s’en sortir car les choses n’arrivent pas d’elles même.