Sandes, 23 ans, passe son CAP petite enfance en alternance dans une agence de garde d’enfants


A 10 ans, j’ai été placée en foyer d’urgence avec mon frère. J’étais très perturbée, j’ai eu une adolescence turbulente et tumultueuse comme beaucoup d’enfants issus de l’ASE. Je changeais très souvent de foyers à cause de mon comportement.


Entre 14 et 15 ans, j’ai été en famille d’accueil assez loin de Marseille. Ça s’est très mal passé. Par la suite, j’ai habité chez ma tante pendant un an et là encore ça n’a pas du tout fonctionné, je suis retournée en foyer d’urgence. A 16 ans, le foyer n’a plus souhaité me garder et j’ai été placée dans un hôtel. Des éducateurs spécialisés dans l’aide aux mineurs étrangers me sont venus en aide. J’ai pu intégrer un foyer avec des appartements autonomes. Mais encore une fois, j’ai pris les mauvaises décisions et j’ai suivi les mauvaises personnes.


A 18 ans, je me suis retrouvée seule, sans suivi. Je ne voulais pas retourner au foyer à cause de l’expérience que j’en avais. Mon éducateur m’a beaucoup aidé. J’ai trouvé un contrat de travail d’animatrice à la Mission Locale où j’ai travaillé pendant 2 ans. J’ai fait d’autres petits boulots.


Aujourd’hui, je me suis réorientée et je suis en apprentissage. J’ai pu intégrer un foyer pour jeunes travailleurs où j’ai mon propre appartement. Quand j’ai eu une dette pour mon loyer et que le FJT souhaitait mon départ, c’est mon assistante sociale qui m’a parlé de l’ADEPAPE 13. Je les ai contactés et comme je suis en apprentissage j’ai eu le droit à une aide à la formation. L’ADEPAPE 13 m’a aidé dans les démarches, cela m’a permis d’avoir plus d’argent dans le mois.


Le mot de Sandes :

Vos éducateurs sont là pour essayer de vous aider et de vous comprendre. On ne le voit pas tout de suite quand on est jeune. On est mal dans notre tête, dans notre peau, mais plus tard en grandissant on réalise l’aide qu’ils peuvent nous apporter.